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Peintures-eau-et-ciel Isabelle H.

LE MORBIHAN - 56 - la Bretagne

3 Août 2013 , Rédigé par Isabelle H. Publié dans #BRETAGNE

 

DSCN1390

 

 

Le côté est, regardant le golfe du Morbihan, offre la douceur abritée d'une côte sablonneuse.

La Côte Sauvage est placée sous la protection du Conservatoire du Littoral.

 

Ici, ce sont des couleurs en perpétuel mouvement, ou la mer devient ciel.

La marée, deux fois par jour, avance à la vitesse moyenne de 3.8 m. par seconde.

Il lui faut deux heures pour contourner et caresser les innombrables îles étendues sur 20 kms de long et quinze kms de large avant d'atteindre le port de Vannes.

La tradition veut qu'il y a autant d'îles et d'îlots que de jours dans l'année. Seules une quanrantaine sont habitables et cultivables.

golfe-morbihan.jpg

 

Porte d’entrée de la Presqu’île de Quiberon, la commune de  St Pierre Quiberon  a vu le jour en 1857. C’est aujourd’hui 14 villages typiques répartis de part et d’autre de la départementale 768 qui relie Plouharnel à Quiberon. Sa largeur varie entre 25 m et 2 kms, sur une longueur de 7 kms, bordée à l’Est par de belles plages de sable fin et à l’ouest par les falaises de la côte sauvage protégée et mise en valeur par le Conservatoire du Littoral.

Vestiges mégalithiques dont un cromlech nous rappellent que la Presqu'île fut habitée dès le Néolithque. L'homme n'eut de cesse de laisser son empreinte, au fil des siècles : fontaines, lavoirs, chapelles, vieux hameaux, ruelles fleuries, magnifiques villas du bord de mer du début du 20e sicèle. Les plages abritées, sans oublier la grandiose côte sauvage... voilà tout ce que découvrira le promeneur lors de son séjour sur la commune.

Et pour comprendre son histoire, liée à celle de la presqu’île, il faut remonter très loin dans le temps comme en témoignent les nombreux monumentsmégalithiquesdispersés sur la commune. La présence de l’homme remonte au mésolithique (- 5000 ans, l’homme de Téviec), puis au néolithique qui a laissé de nombreuses traces (alignements de Kerbourgnec, dolmen du Roch, dolmen de Port Blanc…). A Beg en Aud, sur la côte sauvage, existe toujours l’éperon barré ou camp gaulois.

Prisée par les ducs de Bretagne au Moyen–Age,la commune fut aussi très convoitée par les anglais, qui, en 1746, débarquèrent à Quiberon et pillèrent plusieurs villages des deux communes. C’est à la suite de cet évènement que le duc de Penthièvre décidera la construction du fort visible à l’isthme. Sous la Révolution, les émigrés et les chouans fuyant les troupes républicaines se regroupèrent au fort de Penthièvre avant de se rendre au général Hoche à Quiberon. Un siècle et demi plus tard, ce fut la période funeste de l’occupation allemande.

 Avec l’arrivée duchemin de fer en 1882,Saint Pierre Quiberon connaîtra  le développement du tourisme et deviendra une station  touristique familiale qui accueille entre 15 000 et 20 000 habitants en période estivale.
Paradis de la voile et des activités nautiques qui se pratiquent tout le long de l’année (char à voile, surf, kayak, kite surf  …) St Pierre Quiberon, c’est aussi de belles plages pour les baigneurs  comme pour les pêcheurs à pieds.

Terre d’élection de nombreux peintres, ses paysages ont attiré de nombreux artistes qui pour la plupart s‘installèrent à Kerhostin, lieu privilégié où vécurent les peintres Maxime Maufra, Duval–Gozlan ou Elodie La Villette, peintre aux gants blancs qui posa son chevalet dans le petit port de pêche de Portivy... Sans oublier Marguerite Pauvert qui fit don à la commune du tableau « Pardon à Lotivy » qui orne actuellement la salle du conseil municipal.

Origine du nom de Penthièvre

Pourquoi Penthièvre ?

"Grâce soit rendue aux anglais" !

En effet, c'est parce que nos "ennemis héréditaires préférés" ont saccagé la presqu'île de Quiberon en octobre 1746 avec les troupes du Général Sainclair amenées par l'escadre de l'amiral Lestock, que le jeune Duc de Penthièvre, âgé de 21ans, est venu sur place peu de temps après pour constater les dégâts, en sa qualité de Gouverneur de Bretagne et Amiral de France.

Il a alors préconisé de transformer la modeste redoute de la pointe de la Palisseen vrai Fort, n'hésitant pas à payer une partie des travaux sur ses deniers personnels.

En reconnaissance, les habitants ont nommé ce fort "Fort-Penthièvre".

Mais le territoire allant du Fort jusqu'à la commune de Plouharnel , une dune désertique servant de paturages aux moutons, était toujours appelée "la Falaise" et , lors de la création de la commune de Saint-Pierre,en 1856 par scission d'avec Quiberon, cette partie de la nouvelle commune fut désignée comme la "section A de Kerostin", le village de l'autre côté de l'isthme.

Il a fallu attendre 1909, avec la création de la " Sté anonyme de la plage de Penthièvre", pour que 20 hectaresde dunes, achetés à la commune en 1890 et 1907 et réunis dans un lotissement unique, prennent eux aussi le nom de Penthièvre.

La commune pérennisera ce nom définitivement en 1963 en acceptant de prendre en charge la voirie du lotissement.

 Pascal Lecomte(coorganisateur avec Xavier Maugis).

La gare de Saint Pierre Quiberon

La ligne de chemin de fer Auray Quiberon a été inaugurée, non sans mal et sans agitation, le 23 juillet 1882.
Son but principal : permettre le transport des munitions vers les batteries de la côte.


Conséquence directe : l’isthme de Penthièvre sera consolidé et ne sera plus coupé lors des fortes tempêtes.
Puis, au fil du temps, quelques touristes commencent à percevoir les bienfaits de la mer et une nouvelle ère commence, celle du tourisme. On surnommera alors le train : le « tire-bouchon », en raison du fait qu'il permettait de "désengorger" en partie l'unique route menant à Quiberon .

Bientôt Saint Pierre Quiberon se verra dotée de trois gares : Penthièvre, Kerhostin et Saint Pierre.

Rachetée en 1997 par  la  municipalité, elle sera tranformée en logements locatifs avec, en  rez de chaussée, une salle de réunion pour les associations.

Aujourd’hui, elle retrouve sa première destination et  redevient l’espace d’un été, un hall de gare pour accueillir les nombreux voyageurs du petit train touristique "le tire-bouchon"

Site militaire de  Beg en Aud

La Batterie

 A la fin du XVIIème siècle, pour faire face aux différentes flottes (hollandaises, anglaises) mais aussi aux corsaires qui, en attaquant les bateaux de commerce français, ruinaient l’économie du pays, le roi de France décida de faire édifier sur les côtes du pays plusieurs centaines de batteries et forts permettant aux bateaux français soit de se réfugier dans les ports, soit de mettre à l’abri dans des criques sous le couvert du feu des batteries. La batterie de Beg en Aud fait partie des douze batteries qui se sont succédées dans le temps sur le pourtour de la presqu’île.


 Le 1er décembre 1744, face à l’état d’abandon des canons installés dans les batteries côtières dont lui rend compte Monsieur de Clairambault, commissaire général de la Marine à Port-Louis, responsable de la défense des côtes de Concarneau à Port-Navalo, le comte de Maurepas, secrétaire d’état à la Marine sous de Louis XV, accorde une somme de 16.000 livres pour la réfection de toutes les batteries. En juin 1746, le comte de Maurepas, accorde une nouvelle somme de 17.000 livres.

La batterie de Beg en Aud, citée dans différents documents en 1746, 1796, 7 frimaire an IX, est équipée de 2 canons de marine de 12 en fer sur affût de côte. Elle est mise en œuvre par une compagnie de miliciens garde-côtes désignés parmi les hommes de la paroisse de Quiberon et commandée par le capitaine de milice Monsieur Grégoire LE TOULLEC, bourgeois marchand qui habite Kerhostin dans une maison apportée en dote par sa femme Anne Le Quellec. Début octobre, une flotte anglaise commandée par l’amiral Lestock mouille en baie de Quiberon débarque une troupe de plusieurs milliers de soldats commandés par le général Sinclair.


D’après l’ordonnance du 12 mars 1726, les personnels de la milice servant les canons sur la presqu’île de Quiberon sont subordonnés à la 19ème Capitainerie Générale de Bretagne, celle d’Auray. Monsieur de Penhoët en est le capitaine général de Milice. C’est lui qui refuse de se rendre au capitaine de pavillon de l’amiral Lestock en 1746, ce qui provoque le ravage de la presqu’île. Ensuite la batterie est plus au moins abandonnée jusqu’à la Révolution.

Dans Morbihan il y a Mor (mer en breton).

Le côté Ouest d'Etel à Erdeven, jusqu'à Quiberon, présente une côte rude et sauvage balayée par les vents d'ouest.

La presqu'île de Quiberon, longue langue rocheuse de 14 kms est reliée à la terre par l'isthme de Penthièvre.

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